Alors que j’accompagnais mon enfant pour un rendez-vous médical à l’hôpital, j’écoutais la radio. Des intervenants défilaient puis arriva le tour de deux chefs d’entreprises dans la quarantaine.

Plein d’enthousiasme dans le développement de leurs business, ils expliquèrent pourquoi le projet pour lequel ils travaillaient été super. C’était peut-être super, mais je ne me souviens plus de leur concept. Par contre, ce dont je me souviens, c’est d’une question de la journaliste : quel est pour vous le plus grand handicap que vous rencontrez pour développer votre business ?

Ce n’était pas exactement mot pour mot la question, mais c’était l’esprit. Je m’attendais à une réponse mentionnant la difficulté d’accès au financement.

Mais non, le problème, c’était la protection sociale.

Les chefs d’entreprises interrogés indiquaient en effet que même s’ils n’étaient pas opposés sur le fond à une vraie couverture de leurs salariés se retrouvaient vraiment en difficulté avec ce domaine trop technique, lors qu’ils devaient embaucher. Ils n’avaient pas le temps de devenir des experts dans ce domaine et en même temps développer leur business. Et se tromper dans ce domaine pouvait leur coûter très cher.

J’ai éteint la radio.

Ce message a résonné en moi : depuis plusieurs semaines, j’étais en recherche d’une idée. Je commençais à me lasser de ma vie de salarié. Recommencer chaque jour à zéro, au profit d’une entreprise, sans rien conserver de mon travail, si ce n’est ma paie, commençait à me peser. Certes avec ma paie, j’ai réussi à me contraindre suffisamment pour devenir investisseur immobilier, mais les résultats me semblaient trop modestes par rapport aux objectifs que je m’étais fixés.

Je suis en effet le père de deux enfants souffrant de troubles autistiques. Les parents, en général, s’inquiètent de l’avenir de leur progéniture. En ce qui concerne mon épouse et moi-même, pas de doute :  Nous devons construire un patrimoine suffisant pour assurer l’avenir de nos enfants de notre vivant.

L’idée était là.

Je savais qu’en étant à la recherche d’une opportunité, je finirais par la trouver. Là, j’avais l’idée parfaite, conforme à mes valeurs : simplifier pour rendre plus accessible. Rendre plus accessible pour protéger notre modèle de société et de protection sociale.

Je travaillai pour une mutuelle. Nous venions de lancer depuis un peu plus d’un an, un tarificateur en ligne. Ce tarificateur était apprécié des clients, même si souvent il y avait des problèmes et que le tunnel de conversation avait été construit à l’envers du bon sens. Nous avions beau remonter les remarques des clients, les informations étaient perdues entre les différents interlocuteurs de cette grosse entreprise, et lorsque je suis parti, les corrections n’avaient pas été apportées.

J’observai aussi que les prix augmentaient très fortement. Près de vingt pour cent de hausse en quatre ans sur certaines garanties. Dans le même temps, la qualité des prestations s’effondrait. Mon entreprise recourait à des armées de CDD pour tenir des « journées marathons » afin de réduire les stocks de demandes de prestations en retard, qui dataient régulièrement de plus d’un mois. Et les concurrents étaient dans la même situation. Parfois pire.

Dans le même temps, les coûts d’acquisition d’un client grimpaient. Le phoning voyait son efficacité s’effondrer. Les déplacements par le biais du coût de l’essence et des frais de péage plombaient encore un peu plus le business classique des entreprises d’assurances de personnes. Sans compter la question environnementale qui devenait de plus en plus prégnante.

Bref, c’était compliqué pour les assureurs.

Mais cette émission de radio m’a fait prendre conscience de quelque chose que je savais déjà : c’était aussi très compliqué pour les entrepreneurs.

Il fallait donc trouver une solution qui simplifierait toutes ces démarches pour qu’en quelques instants, les entreprises puissent faire les meilleurs choix. Il fallait trouver une solution pour maitriser les coûts engendrés par ces dépenses. Il fallait trouver un moyen pour que le service rendu soit conforme aux attentes légitimes du client.

Nous étions en mars 2019 : un embryon d’idée était né. Il allait falloir digitaliser les métiers de la protection sociale.

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, veuillez nous en informer en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée .

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Catégories : Idéation

Jean-Sébastien LEFEVRE

✅J'accompagne les entrepreneurs dans la mise en place de la meilleure protection sociale en fonction de leurs besoins 🚀

0 commentaire

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Rapport de faute d’orthographe

Le texte suivant sera envoyé à nos rédacteurs :